Le Chef contre-attaque : Avec un peu de solidarité, on peut manger mieux et moins cher

Le Chef contre-attaque : Avec un peu de solidarité, on peut manger mieux et moins cher

Premier grand retour de Cyril Lignac, le très médiatique chef qui semble définitivement marié à la chaîne de télévision M6. Pour cette première de l’émission “Le chef contre-attaque”, Cyril Lignac semble avoir les yeux plus gros que le ventre… Après le collège, l’usine et le quartier, ce sera au tour d’une ville de 100′000 habitants!

C’est donc à Villers-Cotterêts en Picardie que le chef du sud va éveiller la population à ce qu’est bien se nourrir. Dans ce bastion d’Alexandre Dumas, les français ont aussi perdu l’habitude de bien manger et comme d’habitude, les plus touchés sont les jeunes qui se gavent de kebabs, frites, fast-food etc.

Encore une fois, même si les idées sont bonnes, n’oublions pas qu’il s’agit d’une émission M6 et que par conséquent, l’émotionnel est privilégié. Cependant, elle nous a permis d’en connaître un peu plus sur ce qui existe pas si loin de chez nous.

Faire connaissance, le plan d’attaque!

Réunion dans la salle municipale bondée. Cyril Lignac explique son plan d’attaque, il n’en a pas car il le dit lui-même, il n’a pas de solution. Mais son idée est d’impliquer tous les habitants et donc de mettre la solidarité en avant. Le public est conquis et motivé.

Premier jour, le chef débarque chez Hélène pour goûter sa cuisine et voir ce qu’il se prépare chez monsieur tout-le-monde à Villers-Cotterêts. Au menu, un gratin de ris au courgette et côtelettes d’agneau. Conclusion, tout n’est qu’une question de temps et le chef choisit Hélène comme alliée. Il veut remettre au goûts du jour, la culture de la cuisine à la maison, se mettre à table etc.

Les repas collectifs

La deuxième étape, montrer à une poignée d’habitants comment cuisiner rapidement car le temps est un facteur primordial. Il va donc leur apprendre le “speed-cooking”. Le but est simple, tout le monde va cuisiner en 5 groupes. Les repas seront ensuite échangés. Les plats sont plus élaborés qu’un bête plat de spaghettis. Les habitants apprendront à faire un poulet à l’ancienne, des tomates farcies etc. L’astuce de cette démarche, c’est qu’ils vont apprendre à tout cuisiner, puis conserver dans des boîtes hermétique pour pouvoir le réchauffer rapidement pendant la semaine. Selon Cyril Lignac, chaque plat revient à moins de 3 euros. Verdict, tout est prêt en moins de 3 heures et tout est bon et sain. Le plus important est que tout s’est fait en groupe.

Une semaine plus tard, les familles doivent refaire les plats, sans l’aide du chef, mais en plus, réunir des gens pour préparer les plats. Premier défis, le manque de place. Deuxièmement, il faut acheter les ingrédients et donc moins de temps disponible. Mais les familles s’organisent et répartissent les tâches. Le résultat est concluant. Tout le monde a cuisiné pour tout le monde. La chaîne de solidarité a fonctionné.

Suite à cette expérience, Hélène a même monter un forum pour son association “Les fourneaux en folie“.

Le restaurant associatif

3 jours plus tard, c’est à Fonteney-sous-bois que le chef va voir ce qu’il se fait en région parisienne. C’est là qu’il va découvrir le restaurant associatif où l’on peut proposer des plats sains et bon marché. Cyril Lignac propose au maire de Villers-Cotterêts de reproduire avec l’aide de la mairie de faire la même chose. Mais malheureusement, le maire refuse en ayant peur que le projet ne soit pas viable. Le restaurant solidaire ne verra donc pas le jour à Villers-Cotterêts car manque de moyen et Hélène refuse de prendre en main le restaurant.

C’est à Harras, au nord de Paris, une semaine plus tard que le chef va découvrir une association qui fait tout en groupe. Le menu est définis à l’avance, les courses se font en groupe pour acheter en grande quantité et enfin, cuisiner pour 20 personnes. Le repas revient à moins de 3 euros. Après une facture de 48 euros, l’association se donne 30 minutes pour tout préparer. Le chef est époustouflé car le repas n’a coûté que 2.50 euros par personne pour un repas équilibré. Cyril Lignac propose à Hélène de reproduire le modèle à Viller-Cotterêts. Le pari est relevé.

De retour à Viller-Cotterêts, Hélène va devoir cuisiner pour 40 personnes avec l’aide de 2 autres habitantes. Le budget est respecté et grâce à la mairie, elle possède une sale pour le repas. Gros stress car manque de main-d’oeuvre et d’ustensiles pour cuisiner. A savoir que Cyril Lignac n’est pas présent, ce dernier arrive et constate que c’est un peu une catastrophe. Telle la cavalerie, le chef donne un coups de main et c’est avec l’aide d’un chef réputé que la cuisine continue. Résultat, malgré l’attente, le repas est un succès. Au menu, un velouté au poireaux, un poulet à l’ancienne et un crumble au pommes.

La nouvelle génération et le potager de quartier

Problème suivant, le savoir-faire ne se transmet plus entre génération et donc les jeunes manquent de connaissances pour faire la cuisine. Cyril Lignac va voir un animateur de quartier, Jean-Paul, proche avec les jeunes. Grosse surprise pour Jean-Paul et Hélène, ils vont s’envoler à Détroit pour voir ce qu’il se passe ailleurs! Avec la crise, les habitants de Détroit doivent se débrouiller pour manger sain et peu cher. Le chef, Hélène et Jean-Paul rencontrent Ashley qui gère plusieurs potagers urbains. Détroit ayant plusieurs zones désaffectées, l’espace n’est pas un problème. Aux Etats-Unis, les jeunes sont aussi victimes de la malbouffe et doivent donc réapprendre à manger correctement. Autre idée, impliquer des jeunes à cultiver leur propre fruits et légumes, puis de les aider à les revendre le weekend. Pour remercier les américains pour leur accueil, Cyril Lignac va leur apprendre quelques recettes bien françaises!

De retour à Viller-Cotterêts, Jean-Paul se met à la recherche d’un terrain pour faire un potager. Le maire lui propose une immense parcelle inutilisée. C’est avec les quelques adolescents dont il s’occupe, Jean-Paul commence le projet et se rend vite compte que les habitants doutent du succès. La plus grosse peur, les vandales qui vont saccager le potager. Après une opération séduction, Cyril Lignac arrive à convaincre que le potager pourrait être une bonne idée.

Le jour J, le quartier a répondu présent et tout le monde travaille la terre. L’expérience semble être un succès, Jean-Paul et Cyril peuvent être satisfait. 3 semaines plus tard, Cyril Lignac retourne à Viller-Cotterêts pour assister à un repas préparé par Hélène et Jean-Paul pour 200 personnes.

La page officielle de l’émission le Chef contre-attaque sur le site internet M6.

Toutes les photos proviennent de l’émission le Chef contre-attaque de la chaîne M6.

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