l’Escalade

l’Escalade

C’est l’Escalade! Tout bon metformin 850 mg weight loss genevois connait cette fête patriotique qui célèbre la victoire de nos citoyens sur l’envahisseur savoyard. Mais que savons nous de cet évènement à part que comme d’habitude, nous mangerons des marmites en chocolat, que le 90% des hommes se déguiseront en “Joker” et que les enfants chanteront dans les restaurants “Cé qu’é l’ainô” ou encore “Ah! la belle Escalade”? Retournons un peu dans le temps pour en comprendre les origines.

Genève qui a l’époque ne comptait que 12’000 habitants (environ 400’000 maintenant), a toujours été convoitée par les ducs de Savoie. C’est en 1602 que Charles-Emmanuel 1er de Savoie décide d’en finir une bonne fois pour toute avec cette ville calviniste et réunit donc 2000 hommes armés férocemment pour assiéger Genève. A 2h du matin, les troupes sont rassemblées sur la plaine de Plainpalais (et oui, à l’époque, Genève se limitait à la Vieille-ville) devant la cité endormie.

L’assault est silencieusement donné et environ 200 savoyards arrivent à escalader les remparts et à entrer dans Genève. Heureusement, 2 sentinelles sentent que quelque chose cloche, vérifient les alentours puis tombent nez à nez avec l’armée savoyarde. Le premier tombe sous les coups mais le deuxième arrive à sonner l’alerte en sonnant la Clémence (cloche de la cathédrale Saint-Pierre) ce qui a pour effet de réveiller tous les citoyens.

La réaction est immédiate. Les genevois reconnaissant le son d’alerte, saisissent leur arme habillés de leur chemise de nuit et vont immédiatement prêter main forte à la milice bourgeoise de Genève. Même les femmes, munies de lances et hallebardes se jettent dans un combat farouche. La bataille fait rage et pas un coin de la ville n’est épargné. Les savoyards s’emparent de la porte de Neuve et alors qu’ils s’apprêtaient à faire sauter les gonds, permettant ainsi au gros des troupes à l’extérieur d’entrer, un citoyen genevois arrive à faire tomber la grande herse imposante qui résiste à toutes les attaques.

C’en est ainsi fait des savoyards restés à l’intérieur. Le gros de l’armée essaie tant bien que mal d’escalader les remparts mais ils sont inexorablement repoussés, c’est la défaite! Les quelques rares prisonniers (67) auront leur tête plantée sur des piques le lendemain. Genève, quant à elle, victorieuse, pleurera 18 de ses citoyens tombés sous les coups. De cette défaite, suivra le traité de Saint-Julien du 12 juillet 1603, imposant la paix entre Charles-Emmanuel 1er et la cité de Calvin.

Considérée comme fête nationale genevoise, l’origine de la marmite en chocolat vient de la mère Royaume (oui, c’est son nom) qui avait laissé un potage de légume mijoter toute la nuit. La bataille faisant rage dans tous les quartiers, Royaume profita du fait qu’elle résidait à l’étage pour déverser sur les troupes savoyardes, toute sa mixture bouillante.

De nos jours, la tradition veut que la marmite en chocolat soit brisée par les mains liés du benjamin et du doyen de l’assistance, après avoir récité la célèbre phrase “Ainsi périssent les ennemis de la République!”.

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One Response to “l’Escalade”

  1. Charles Emmanuel 12 a changé de tactique. Il s’est installé sur place, dans la “banlieu” de Genève. Boutons cet italien hors du canton. Quand à la mère Royaume, Cheynel de son nom de jeune fille, qu’elle retourne faire de la soupe à Berne et libérons Genève.

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